Une collecte de fonds? FAC pourrait vous aider grace à un don d’une valeur de 5 000 à 25 000 dollars dans le cadre de son fonds AgriEsprit. Présentez votre demande en ligne d’ici le 20 juin.

Note de la rédactrice

Allison Finnamore

Cette semaine, nous faisons le point sur la progression des semis du printemps dans d’autres régions du pays. Les conditions météorologiques, vous le savez bien, sont l’un des défis constants de l’agriculture. Nous vous proposons également un article à ce sujet, ainsi que plusieurs autres nouvelles concernant l’agriculture canadienne.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m'écrire à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. Le recensement confirme la vigueur du secteur agricole

Le paysage agricole canadien, autrefois dominé par les petites fermes et les cheptels abondants, est désormais caractérisé par de plus imposants centres de production misant davantage sur les cultures, indiquent les nouvelles données de recensement dévoilées jeudi.

Le portrait brossé par Statistique Canada montre une consolidation des activités de nombreuses exploitations agricoles et un recul de l'élevage de bovins, ayant déjà été l'épine dorsale de l'agriculture canadienne.

Le recensement de 2011 sur l'agriculture révèle que le Canada compte désormais 23 000 fermes de moins qu'en 2006, une diminution de
10,3 p. 100. Le nombre d'exploitants agricoles a aussi diminué de 10,1 p. 100.

Les données laissent croire, néanmoins, que ces déclins ne signalent pas nécessairement un recul des activités globales.

Bien que le nombre de fermes ait glissé à 205 730 unités, par rapport à 229 373 lors du précédent recensement, Statistique Canada affirme que plusieurs fermes de plus petites tailles ont été regroupées dans des activités plus larges au cours de ces cinq années.

La superficie totale des terres exploitées a baissé de seulement quatre pour cent, à 160 155 748 acres, tandis que la taille moyenne des exploitations agricoles canadiennes a augmenté de sept pour cent pour passer de 728 acres à 778 acres.

Alfons Weersink, enseignant en agriculture à l'Université de Guelph, en Ontario, affirme que scruter plus en profondeur les données du recensement révèle un secteur passablement vigoureux.

« Les dernières années ont été bonnes pour la plus grande part du secteur de l'agriculture », a dit croire M. Weersink en entrevue téléphonique. « Les profits ont augmenté, les prix ont connu des hausses plutôt significatives par rapport au dernier recensement. Il y a eu un bond important. »

Le professeur a cité le nombre croissant de grandes exploitations commerciales comme une preuve de la force du secteur. Statistique Canada indique que le nombre d'exploitants ayant déclaré des revenus agricoles bruts égaux ou supérieurs à un million de dollars a crû de 31,2 p. 100 par rapport aux niveaux
de 2006.

Aussi, les exploitations dont les revenus étaient égaux ou supérieurs à
500 000 $ représentaient 11,5 p. 100 de l'ensemble des exploitations agricoles, par rapport à 8,6 p. 100 en 2006.

Les revenus agricoles bruts ont grimpé de quatre pour cent, pour se chiffrer à 51,1 milliards de dollars, une progression que M. Weersink attribue en partie aux prix élevés du grain et des matières premières.

Les données recueillies permettent aussi de constater que les fermiers laissent tomber certains types de cultures.

Il y a six ans, les principaux secteurs de l'industrie agroalimentaire étaient l'élevage des bovins et la culture des céréales, à proportions égales. Le dernier recensement confirme une baisse du nombre de producteurs de boeufs.

La culture des oléagineuses et la culture des grains représentent aujourd'hui
30 p. 100 des productions de toutes les fermes du pays, comparativement à 26,9 p. 100 en 2006.

La proportion des fermes d'élevage de boeuf est pour sa part passée de 26,3 à 18,2 p. 100 sur la même période.

Le nombre d'exploitants agricoles a baissé partout au Canada, sauf en
Nouvelle-Écosse, où il a augmenté de 2,5 p. 100, et en Colombie-Britannique, où il a affiché une légère hausse.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Vous achetez des intrants ? Demandez du financement FAC. Faites préapprouver votre prêt chez votre détaillant d’intrants pour être prêt à acheter au bon moment.

2. BALADODIFFUSION : Capsule FAC



Capsule FAC est un programme de baladodiffusion bimestriel qui porte sur des sujets pertinents pour vous et votre entreprise agricole. Les balados peuvent être téléchargés en format MP3 ou écoutés à l'aide de la lecture en transit, sur notre site.

Dans la dernière capsule, nous explorons ce qui suit :
• Les deux déterminants les plus fréquents du succès dans la vie – et l’intelligence n’est pas l’un des deux
• Conseils et astuces d’experts en football sur la gestion de la main-d’œuvre et l’optimisation des profits
• Conseils et astuces pour transformer en succès ce qui semble être un échec
• Les avantages de faire la grasse matinée : perte de poids, diminution de la pression artérielle et augmentation du bonheur
• Entrevue avec Patrick Leroux, pour qui la passion est l’un des secrets de la réussite

Écoutez maintenant 

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

3. Les cultivateurs en pleins travaux aux champs

La majorité des agriculteurs de la Saskatchewan sont aux champs après une période salutaire de temps relativement sec cette semaine.

En fin de semaine dernière, entre 25 et 60 millimètres de pluie sont tombés sur l’ensemble de la province. Les précipitations les plus abondantes ont touché la région de Saskatoon, mais c’est dans les régions du Sud-Est et du Centre-Est que le sol est le plus saturé. Même si on a une impression de déjà vu dans les régions les plus humides, la situation en général est meilleure qu’en 2011.

« Comparativement à la même période l’année dernière, une bonne partie des travaux préparatoires aux semis est déjà effectuée, fait observer Elaine Moats, spécialiste des cultures de Saskatchewan Agriculture à Weyburn. Les semis sont aussi déjà commencés, donc le tableau est bien meilleur qu’à pareille date l’an dernier. »

Selon le rapport hebdomadaire sur l’état des cultures de Saskatchewan Agriculture, 5 % de la superficie prévue était ensemencé en date du mardi 8 mai. L’ensemencement était effectué à 13 % dans le Sud-Ouest, à 5 % dans le Sud-Est, et à 2 % dans le Centre-Ouest. L’humidité de la couche arable est considérée comme excessive dans une proportion de 35 %, comme adéquate dans une proportion de 64 % et comme insuffisante dans une proportion de 1 %.

À l’exception de certaines variétés de pois, le début des semis a été lent dans la région de Saskatoon. Laura Reiter pratique l’agriculture dans la région de Radisson, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de la ville.

« Certaines années, les semis ne débutent que dans la deuxième semaine de mai, dit-elle. Lorsqu’on commence après la deuxième semaine, la situation devient un peu plus stressante.»

Malgré le retard, Mme Reiter n’est pas incommodée par la pluie jusqu’ici : « Je préfère voir des flaques dans mes champs que semer dans une terre desséchée. »

Clint Jurke, spécialiste en agronomie au Conseil canadien du canola, indique que ce surcroît d’humidité obligera les cultivateurs qui font une rotation très serrée du canola à évaluer leurs taux de semis.

« Les maladies des semis seront beaucoup plus courantes, surtout que les conditions d’humidité du sol sont très élevées, souligne-t-il. Si tel est le cas, les producteurs devraient tenir compte de leurs taux de semis pour prévenir le risque accru de mortalité des semis. »

Par ailleurs, les producteurs se trouvent devant la question de savoir s’ils doivent effectuer un brûlage pré-semis ou lutter plus tard contre les mauvaises herbes. Selon M. Jurke, ce n’est pas une décision facile.

« En général, s’il y a une forte présence d’annuelles d’hiver et de vivaces dans un champ, le désherbage devrait être prioritaire parce qu’il sera très difficile de lutter contre ces mauvaises herbes une fois les cultures établies. Chose certaine, elles peuvent faire diminuer les rendements beaucoup plus qu’un retard d’ensemencement de trois ou quatre jours », souligne M. Jurke.

Il ajoute que l’ensemencement peut être la priorité absolue si les mauvaises herbes ne sont pas trop envahissantes et qu’il est possible d’effectuer plus tard un traitement par pulvérisation.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

4. Début de saison hâtif pour les producteurs du Canada atlantique

Le printemps hâtif et les conditions météorologiques favorables ont permis à certains producteurs de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard d’entreprendre leurs semis dès le 21 avril.

Greg Donald, directeur général du Prince Edward Island Potato Board, affirme que ces producteurs ont semé les variétés précoces de pommes de terre de consommation destinées au marché frais et à certains marchés de la transformation. La majorité des producteurs ont toutefois attendu et se sont rendus aux champs au cours de la dernière semaine.

M. Donald estime qu’en date du 9 mai, l’ensemencement des pommes de terre était effectué dans une proportion variant de 5 à 10 %. Ainsi, de façon générale, les semis des producteurs de l’Île ont environ une semaine d’avance par rapport à la normale.

Toutefois, M. Donald note qu’il y a habituellement un écart de deux à trois semaines entre l’Est et l’Ouest de la province, les producteurs de l’Est étant les premiers à semer.

« Cette année, l’écart n’est pas très grand. Dans l’Est, les semis sont effectués dans des proportions normales ou accusent même un léger retard. Dans le Centre, l’état d’avancement est normal. Dans l’Ouest, les semis sont en avance », dit-il.

Pour ce qui est des autres cultures, M. Donald indique que la plus grande partie des céréales sont semées et que le repiquage des légumes est commencé.

« L’ensemencement des oléagineux n’a pas encore débuté, et celui des petites céréales et des pommes de terre vient de commencer. »

En Nouvelle-Écosse, le développement des bourgeons des arbres fruitiers cette année a été en avance de deux semaines en moyenne par rapport à la normale; le stade de la pointe verte a été observé le 15 avril. D’ordinaire, indique Bill Craig, spécialiste des cultures horticoles de la société Agrapoint, en Nouvelle-Écosse, ce stade est atteint la dernière semaine d’avril.

En raison de ce bourgeonnement précoce, les températures exceptionnellement chaudes enregistrées en avril, suivies de températures plus fraîches, ont fait craindre aux fruiticulteurs que le gel cause des dommages. M. Craig a effectivement constaté des dommages aux bourgeons de pommiers et de cerisiers dans le centre de la région de la vallée de l’Annapolis au début mai, et d’autres personnes signalent avoir observé des bourgeons endommagés dans la partie nordique de la vallée.

« Ce ne sont pas tous les cultivars et tous les vergers qui ont subi des dommages; toutefois, les dommages sont plus considérables qu’on aurait pu l’imaginer en raison du mercure qui a descendu à -2,2 °C, indique M. Craig. La couleur brun foncé des pistils donne à penser que les températures glaciales enregistrées le 30 avril sont à l’origine du problème. »

Selon la région, ajoute M. Craig, les producteurs rapportent des dommages atteignant jusqu’à 50 % des boutons floraux, mais cette situation n’est pas nécessairement préoccupante.

« Il y a encore un bon nombre de bourgeons floraux viables, donc si les conditions météorologiques sont favorables, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de gel, et que les conditions sont bonnes pendant la pollinisation, nous pouvons obtenir une bonne récolte », affirme M. Craig.

Il recommande néanmoins aux producteurs de surveiller les bourgeons pour déterminer la présence des dommages et, le cas échéant, leur ampleur.

En cas de dommages, les producteurs qui bénéficient d’une assurance-récolte devront en informer les autorités dès la détection, mais il est encore trop tôt pour dire dans quelle mesure ces dommages toucheront la récolte, dit M. Craig.

« La situation ici est bien meilleure que celle qu’on rapporte en Ontario, dans le Michigan et dans l’État de New York, où les dommages sont beaucoup plus graves », affirme le spécialiste.

Les producteurs signalent aussi la présence de certains insectes, mais, pour l’instant, il n’y a rien d’anormal sur le plan des ravageurs et des maladies.

« Les conditions ne sont pas trop humides jusqu’ici, donc les maladies ne suscitent pas encore de préoccupation », conclut-il.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

5. Gel dévastateur pour le secteur fruitier de l’Ontario

L’industrie fruitière de l’Ontario pourrait subir des pertes atteignant jusqu’à 100 millions de dollars attribuables à des conditions météorologiques dévastatrices.

Le ministre de l’Agriculture de la province devait se rendre dans une partie de la région fruitière du Niagara jeudi pour constater les dommages et discuter de leur impact avec les producteurs, des représentants de l’industrie et des représentants de l’assurance-récolte.

Le problème découle du temps doux sans précédent enregistré pendant l’hiver qui a entraîné une floraison extrêmement hâtive, suivi d’une dizaine de gelées, dont une particulièrement grave survenue durant la fin de semaine où les fleurs étaient abondantes.

Par conséquent, une grande partie de la récolte de pommes, évaluée à 60 millions de dollars, a été perdue dans la région du Niagara et d’autres régions fruitières de la province, comme la baie Georgienne, la rive Nord du lac Érié, et les environs de Toronto.

En outre, jusqu’à 30 % de la récolte de fruits tendres de l’Ontario, évaluée à 48 millions de dollars, est en danger, notamment les pêches, les cerises, les poires, les prunes et les nectarines.

« Les prix demeureront sans doute élevés pendant plusieurs années parce que les producteurs tenteront de récupérer les pertes qu’ils subiront cette année », déclare Jacob Pries du Organic Council of Ontario.

En effet, même s’ils obtiennent des récoltes faibles ou nulles, les producteurs devront continuer d’assumer certains coûts liés à la pomiculture parce que les ravageurs sont un problème persistant. Brandon Weber, gestionnaire agricole de la société Filsinger’s Organics à Ayton, en Ontario, avertit que les producteurs qui ne prennent pas de mesures de lutte antiparasitaire cette année causeront des problèmes de parasites accrus au cours des prochaines années.

Il demeure nécessaire d’investir temps et argent dans la lutte contre les ravageurs et les champignons, insiste-t-il, même pour les arbres qui ne produisent pas de pommes.

Cette période de conditions météorologiques imprévisibles assombrit les prévisions concernant les prix des aliments. Vers la fin de l’année dernière, les chercheurs de l’Université de Guelph Sylvain Charlebois et Francis Tapon ont prévu que la hausse générale des prix des aliments en 2012 serait d’environ 2 %.

« Si les conditions météorologiques sont favorables, nos prévisions seront exactes, dit-il. Mais comment savoir ce que Dame Nature nous réserve? »

Toutefois, M. Charlebois avait alors mentionné que la chaleur, le froid et les chutes de pluie imprévisibles continuent d’influencer la production comme ils ne l’ont jamais fait en agriculture moderne.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

6. Nouvelle application mobile de fixation des prix du grain

Les producteurs agricoles du Canada et des États-Unis peuvent maintenant avoir un accès immédiat aux données sur les prix de Viterra pour les grains en Amérique du Nord. L’agroentreprise multinationale a lancé cette nouvelle application pour les téléphones mobiles au début de la semaine.

L’application mobile myViterra offre une interface mobile sécuritaire et simple que l’utilisateur peut personnaliser en choisissant certains produits et emplacements d’installations.

Consciente que les producteurs accèdent de plus en plus à l’information à l’aide de leurs appareils mobiles, Viterra a conçu cette application pour les aider à trouver rapidement des débouchés sur le marché.

« L’application mobile myViterra leur fournira des données de dernière minute sur les prix actuels, peu importe le moment ou l’endroit où ils choisissent de consulter l’information », indique Kyle Jeworski, vice-président, marchandisage et transport des grains.

L’application peut être téléchargée gratuitement dans l’App Store de iTunes Canada et de iTunes USA, ainsi que dans l’App World de Blackberry et sur Google Play.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

7. La hernie des crucifères détectée au Manitoba

La découverte de traces de hernie des crucifères au Manitoba fait craindre que cette maladie grave du canola se propage vers l’est à partir de l’Alberta.
 
Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba (MAAIRM) a récemment annoncé que des échantillons de sol prélevés dans deux champs distincts en 2011 contenaient des traces d’ADN de hernie des crucifères. La provenance du pathogène est inconnue.
 
Les échantillons ont été prélevés durant une enquête annuelle sur les maladies du canola menée par l’industrie et le gouvernement.
 
Les représentants du MAAIRM se sont empressés d’affirmer que cette découverte ne signifie pas nécessairement que cette maladie potentiellement dévastatrice s’est installée au Manitoba en provenance de l’Alberta, où elle se propage.
 
Ils notent aussi que l’ADN contenu dans les deux échantillons n’était présent qu’en traces infimes et ne représentait pas la maladie en tant que telle. Officiellement, le Manitoba continue d’être considéré comme exempt de hernie.
 
Toutefois, du simple fait de la découverte du pathogène, les producteurs devraient prendre des précautions, souligne Holly Derksen, pathologiste spécialiste des grandes cultures du MAAIRM.
 
« Même si les types de sol sont différents en Alberta, le risque que cette maladie s’installe au Manitoba est présent, si bien que nous devons agir maintenant plutôt que de réagir après coup », insiste Mme Derksen.
 
Le MAAIRM indique que le nettoyage minutieux de l’équipement, notamment le retrait de la terre qui a adhéré aux machines utilisées pour les travaux aux champs, constitue le moyen le plus efficace de prévenir la propagation de cette maladie transmise par le sol.
 
La hernie des crucifères touche des végétaux de la famille de la moutarde, dont le brocoli, le chou et le rutabaga, ainsi que le canola. Elle tient son nom de la présence de renflements sur les racines, un signe classique de la maladie.
 
Le premier cas de hernie des crucifères signalé dans un champ de canola de l’Ouest canadien remonte à 2003, près d’Edmonton. Depuis, la maladie s’est propagée dans des centaines de champs dans le Centre et le Sud de l’Alberta. L’année dernière, quelques cas ont été signalés dans l’Ouest de la Saskatchewan.
 
Le seul cas connu de hernie des crucifères signalé dans des cultures de canola au Manitoba remonte à 2005. De très faibles traces avaient été détectées.
 
Une fois établie, la hernie des crucifères peut causer de lourds dommages aux cultures de canola. Mme Derksen indique qu’en théorie, les pertes de rendement attribuables à la hernie des crucifères correspondent environ à la moitié du pourcentage de tiges infectées. Par exemple, si 100 % des plants d’un champ sont infectés, les producteurs peuvent s’attendre à une perte de rendement de 50 %. Des infestations dans des proportions de 10 à 20 % peuvent entraîner des pertes de rendement de 5 à 10 %.
 
La préoccupation liée à la hernie des crucifères survient à un moment où les cultivateurs se préparent à effectuer des semis sans précédent de canola. En effet, Statistique Canada prévoit que la superficie ensemencée pourrait s’établir à 20,4 millions d’acres en 2012.
 
Mme Derksen indique que les moyens de combattre la hernie des crucifères comprennent l’emploi de bonnes pratiques de nettoyage, une rotation adéquate des cultures et l’utilisation de variétés résistantes.
 
Malheureusement, la maladie a une longue durée de vie. Des scientifiques affirment que les spores peuvent survivre dans le sol jusqu’à 20 ans, tandis que la période biologique (ou demi-vie) des spores de repos n’est que de quatre ans.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

8. Les cultivateurs en quête d’un nouveau système de financement de la recherche sur les grains

Les cultivateurs du Manitoba veulent qu’une nouvelle association agricole provinciale soit mise sur pied afin de recueillir des fonds destinés à la recherche sur les grains une fois que le mécanisme de financement actuel aura pris fin, plus tard cette année.
 
Keystone Agricultural Producers (KAP) s’affaire à trouver une nouvelle association de producteurs de blé de printemps et d’orge du Manitoba qui serait chargée de percevoir un prélèvement destiné à financer la recherche et le développement.
 
Le mois dernier, KAP a tenu une réunion avec des intervenants de l’industrie pour explorer cette idée. Une résolution adoptée lors d’une assemblée récente du conseil général de KAP donne à l’association le pouvoir exécutif d’aller de l’avant, indique le président Doug Chorney.
 
M. Chorney souligne que KAP ne fait que diriger le processus, et que ce sont les producteurs du Manitoba eux-mêmes qui choisiront la nouvelle organisation.
 
« Nous voulons que les producteurs décident et non KAP », dit-il.
 
M. Chorney note que l’objectif est de trouver une façon différente de financer la Western Grains Research Foundation (WGRF) en raison des changements prévus au système actuel.
 
La WGRF, établie à Saskatoon, est une association de producteurs-membres qui administre un prélèvement facultatif sur les livraisons de grain pour financer la recherche sur l’amélioration du blé, du blé dur et de l’orge.
 
À l’heure actuelle, les contributions sont prélevées des paiements finaux de la Commission canadienne du blé aux producteurs. Mais cela changera après l’entrée en vigueur de la Loi sur le libre choix des producteurs de grains en matière de commercialisation, le 1er août prochain.
 
Le gouvernement fédéral a promis d’offrir un soutien transitoire pendant l’élaboration d’un nouveau modèle de financement.
 
KAP estime que la désignation d’un organisme de produit appartenant aux producteurs dans chacune des trois provinces des Prairies est le mécanisme qui convient le mieux pour percevoir le prélèvement utilisé à des fins de recherche, indique M. Chorney.
 
Une commission provinciale dotée d’un programme de prélèvement auprès des producteurs d’orge existe déjà en Alberta. Une commission des producteurs de blé, récemment mise sur pied en Alberta, sera prête à entreprendre ses activités le 1er août, ajoute M. Chorney. Des discussions préliminaires au sujet d’un organisme similaire ont lieu en Saskatchewan.
 
Au Manitoba, la loi exige que les producteurs doivent d’abord approuver un nouvel organisme de produit par voie de scrutin afin que celui-ci puisse être formé. La certification provinciale ne sera probablement pas obtenue au cours des deux prochaines années, et ce, même si les producteurs appuient l’idée, note M. Chorney.
 
Il est toutefois important de commencer à plancher immédiatement sur un nouveau modèle de financement, ajoute-t-il. La loi fédérale contient des dispositions qui permettent uniquement un prélèvement temporaire au point de vente pour le blé et l’orge. L’aide fédérale transitoire s’étalera au plus sur cinq ans, dit-il.
 
M. Chorney mentionne que des groupes d’intervenants vont maintenant retourner consulter leurs commissions respectives pour déterminer les mesures qu’elles veulent prendre.
 
En 2011, la WGRF a perçu près de 6,2 millions de dollars en prélèvements auprès des producteurs de blé et plus de 682 000 $ auprès des producteurs d’orge. La fondation espère investir 23,5 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans des programmes d’amélioration génétique menés dans des établissements à l’échelle des Prairies.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

9. L’ACIA prend des mesures pour protéger le bétail canadien

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé l’adoption de nouvelles mesures d’importation visant à protéger le bétail canadien contre la menace du virus de Schmallenberg, récemment découvert dans des troupeaux en Europe.

À partir de maintenant, les animaux provenant des pays de l’Union européenne (UE) doivent obtenir des résultats négatifs aux tests de dépistage du virus de Schmallenberg avant que leur sperme ou leurs embryons puissent entrer au Canada. Cette mesure s’applique au sperme de bovins, de bisons, de buffles d’Inde et de caprins, ainsi qu’aux embryons de bovins et de bisons.

Inconnu jusqu’à récemment, ce virus a été détecté vers la fin de 2011 chez des ruminants, notamment des bovins, des ovins et des caprins, dans plusieurs pays de l’UE, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Luxembourg et l’Espagne. L’appellation provisoire de Schmallenberg désigne l’endroit où le virus a été détecté pour la première fois.

Les symptômes observés chez les bovins adultes comprennent la fièvre, la diarrhée et une production laitière réduite. Chez les ovins, les bovins et les caprins, le virus entraîne des avortements, la mortinatalité et des malformations chez les nouveau-nés, principalement les agneaux. Entre autres déficiences congénitales, mentionnons des cous tordus et des articulations ankylosées. La majorité des rejetons étaient mort-nés, et aucun des agneaux infectés à leur naissance n’ont survécu.

Des données préliminaires indiquent que le virus appartient au sérogroupe Simbu de la famille des Bunyaviridae. Les virus de ce sérogroupe se rencontrent plus couramment chez des ruminants en Asie, en Australie, en Afrique et au Moyen-Orient.

Le virus de Schmallenberg est transmis par des insectes piqueurs comme les moucherons et les moustiques. La transmission directe d’un animal à l’autre est considérée comme improbable, mais la transmission verticale de la mère au nouveau-né est possible.

Des évaluations menées par le European Centre for Disease Prevention and Control indiquent qu’il est improbable que ce virus cause des maladies chez les humains, mais les données actuelles ne sont pas concluantes.

L’ACIA continuera de surveiller la situation et diffusera des mises à jour au besoin. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la situation en Europe, veuillez consulter le http://ec.europa.eu/food/animal/diseases/schmallenberg_virus/index_en.htm (en anglais uniquement).

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Quelle est votre couleur préférée? Crédit-bail FAC couvre toutes les marques d’équipement. Pour en savoir plus.

10. Analyse du marché - Les facteurs macroéconomiques pèsent sur les marchés

En fin de semaine dernière, les électeurs de France et de Grèce ont fait des choix qui amènent des changements importants à leur gouvernement respectif.

Ces changements ont replongé la zone euro, déjà fragile, dans l’incertitude, menaçant de mettre des bâtons dans les roues aux politiques d’austérité menées par l’Allemagne, du moins dans une certaine mesure, et menaçant du même coup le plan de renflouement d’Athènes.
 
La défaite des partis pro-austérité dans ces deux pays obligera la chancelière allemande Angela Merkel à réviser sa stratégie délicate visant à régler les problèmes budgétaires de la zone euro, sans quoi l’Allemagne risque de se trouver de plus en plus isolée, même si c’est le gouvernement de Mme Merkel qui tient les cordons de la bourse.
 
Ces revirements politiques récents portent à sept le nombre de pays européens où les électeurs désillusionnés ont destitué les dirigeants ou les partis au pouvoir en moins de deux ans, période au cours de laquelle la crise de la dette souveraine s’est accentuée et où les gouvernements aux prises avec des difficultés budgétaires ont commencé à sabrer dans les budgets. Dans tous les cas, les mesures d’austérité prévues ou exécutées ont infligé de lourds dommages aux économies déjà affaiblies, entraînant des récessions et faisant grimper les taux de chômage nationaux à un sommet en 15 ans.
 
On ne sait pas encore quel sort attend le pacte fiscal européen préconisé par Mme Merkel, qui n’est toujours pas ratifié et qui exige que les gouvernements maintiennent l’équilibre budgétaire sous peine de s’exposer à des amendes très sévères.

Répercussions pour les agriculteurs
Les producteurs agricoles se demandent peut-être en quoi cela les concerne.
 
Ces questions politiques les touchent sans doute plus qu’ils ne le pensent.

Dans le contexte d’agitation actuel, les marchés boursiers en Amérique du Nord et en Europe sont sous pression, de même que les marchés des métaux et de l’énergie, en raison de la menace renouvelée que représente la liquidation spéculative des positions longues. Les marchés agricoles ont été relativement épargnés jusqu’ici, mais les pertes enregistrées cette semaine dans les marchés de grains ne peuvent être prises à la légère.

Cela dit, les prix à terme du soja à Chicago et du canola à Winnipeg continuent de bénéficier d’un soutien graphique et poursuivent leur tendance haussière respective depuis les creux atteints en décembre. Fait un peu plus troublant, cependant, la ligne de tendance de soutien a été franchie récemment dans le cas des prix à terme de l’huile de soja du Chicago Board of Trade, du colza de l’Union européenne (UE) et de l’huile de palme de Malaisie.

Devant les nombreuses décisions qui restent à prendre en Europe, les marchés de tous les types et de toutes les tailles doivent s’attendre à connaître des périodes de plus en plus volatiles.

Une foule de scénarios apocalyptiques circulent, et nous pouvons les ignorer pour la bonne raison qu’il s’agit d’extrémisme économique, je suppose. Mais ces hypothèses n’en dépeignent pas moins un portrait effrayant.

Tenter de comprendre la nature, le caractère envahissant et les conséquences du surendettement des finances publiques et privées semble être une tâche écrasante.

Deux grandes écoles de pensée
Toutefois, il semble y avoir deux écoles de pensée dominantes à l’heure actuelle concernant le dénouement de cette succession de problèmes de dette à l’échelle mondiale.

La première suppose la solution classique de laisser libre cours à l’inflation dans les économies mondiales pour les sortir de leurs crises financières. C’est ce qu’on appelle la pensée keynésienne.

La deuxième suppose une approche déflationniste de détérioration ou de réévaluation nettement en baisse des actifs financiers au fil du temps.

Aucune de ces stratégies n’est sans heurts, mais la deuxième est la pire, parce qu’elle suppose d’importantes turbulences financières.

Depuis la crise bancaire de 2008, les gouvernements et les banques centrales à l’échelle mondiale (dirigées par les États-Unis, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international), ont adopté la première stratégie. Ils tentent d’utiliser l’inflation dans leurs économies respectives pour régler leurs problèmes de crédit, à l’aide d’injections monétaires massives dans le système bancaire (en faisant apparaître de l’argent comme par magie) pour graisser les rouages de l’économie mondiale et redémarrer la croissance économique. Aux États-Unis, le terme « assouplissement quantitatif » est devenu le mot
fourre-tout pour désigner ce processus.

Cependant, cette stratégie n’a connu qu’un succès limité jusqu’ici. La croissance économique demeure lente et modérée aux États-Unis, tandis que l’UE semble avoir replongé en récession. Et maintenant, ces deux régions sont aux prises avec des dettes encore plus lourdes. Les failles économiques sont encore plus visibles aujourd’hui dans des pays européens comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Ce n’est peut-être qu’une question de temps avant que l’Amérique du Nord les rejoigne. 

Comme les taux d’intérêt se situent déjà à zéro ou presque et que des billions de dollars « neufs » ont déjà été injectés dans le système financier, les gouvernements et les banques centrales ont déployé leurs armes les plus efficaces et n’ont obtenu qu’un succès mitigé.

L’inflation des marchés comme moyen de régler cette crise aiguë du crédit ne semble pas fonctionner, et ne fait que retarder les décisions politiques de plus en plus difficiles qui devront être prises avant que le défaut souverain devienne la seule et ultime solution. Le crédit facile d’aujourd’hui n’est tout simplement pas soutenable.

Le monde doit affronter une période de rapprochement du crédit ou de désendettement où l’accès au crédit sera de plus en plus difficile. Les gouvernements devront employer des mesures fiscales radicales, mesures qui s’avèrent très impopulaires auprès des électeurs. C’est là l’unique moyen, et ce sera un défi pour les dirigeants qui sont résolus à prendre les moyens appropriés pour garantir la santé à long terme de leur pays respectif.

La résolution de la crise aura de vastes répercussions
Les problèmes en évolution et leur résolution ultime finiront par toucher tous les secteurs industriels, et par toucher la vie des êtres humains. L’agriculture dans l’Ouest canadien n’en sortira pas indemne, je présume.

Pour le moment, les autorités continuent de promouvoir la stratégie inflationniste. Mais celle-ci n’apportera pas la solution au problème.

Le désendettement par le crédit finira par provoquer une vague déflationniste à l’échelle des marchés mondiaux des produits de base. Les prix des céréales et du bétail en ressentiront la pression. Quand cela se produira-t-il, et quelle sera l’amplitude de cette vague déflationniste? Ce sont des questions qui restent à élucider et auxquelles personne ne peut apporter de réponse certaine.

J’attire votre attention sur cette situation simplement pour vous avertir de ne pas fonder vos décisions en matière de commercialisation du grain uniquement sur les questions fondamentales touchant nos propres produits agricoles, pour vous aider à faire une estimation de l’orientation future des prix.

Les rapports du département de l’Agriculture des États-Unis et de Statistique Canada, les tendances de la production future et les estimations concernant la demande ont tous une influence importante sur nos marchés agricoles.

Cependant, il y a des considérations macroéconomiques plus importantes en jeu qui risquent, en fin de compte, d’être les facteurs décisifs de la fixation des prix sur le marché. Il est donc essentiel de les prendre en considération lorsque nous déterminons comment nous commercialiserons notre production agricole pour l’année qui vient et les suivantes.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Composez le 204-654-4290 ou rendez-vous à l’adresse www.pfcanada.com (en anglais seulement) pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

retour au début | Imprimez l’article | Bookmark and Share

Avis de non-responsabilité

La rédactrice et les journalistes de FAC Express tentent de fournir de l’information et des analyses exactes et utiles. La rédactrice et FAC ne garantissent pas la précision de l’information contenue dans ce rapport et ne sauraient être tenus responsables de toute action ou décision prise par le lecteur de ce bulletin.

Ce bulletin est protégé par des droits d’auteur et est destiné à la seule utilisation de l’abonné. Il ne peut être reproduit ou transmis électroniquement à d’autres sociétés ou personnes, en totalité ou en partie, sans la permission écrite préalable de FAC. Les opinions exprimées dans les articles de ce bulletin n’engagent que l’auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de la rédactrice ou de FAC.

Copyright 2012 – Financement agricole Canada