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Note de la rédactrice

Allison Finnamore

L’édition 2011 du programme FAC en campagne contre la faim s’est terminée récemment et a permis de recueillir 2,4 millions de livres de nourriture, un volume exceptionnel, pour des banques alimentaires aux quatre coins du pays. Pour l’occasion, des tracteurs équipés d’une remorque sont partis en tournée et ont visité des collectivités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse, en Ontario, au Québec et à Regina, en Saskatchewan. Des dons d’aliments et d’argent ont aussi été recueillis aux bureaux de FAC partout au Canada. Tous les dons sont versés à des banques alimentaires canadiennes.

Il est réjouissant de savoir que nos dons permettront de nourrir des Canadiennes et des Canadiens et que, en tant que producteurs de denrées alimentaires, vous contribuez à ce qu’on n’oublie pas les gens dans le besoin.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez m'écrire à l'adresse allison@finnamore.ca.


1. Un hiver influencé par La Niña est prévu pour les Prairies

L’Ouest canadien risque de subir un autre hiver froid et neigeux en raison du retour prévu de l’effet de La Niña.

Les spécialistes des prévisions météorologiques surveillent de près les températures à la surface de la mer au large de la côte ouest de l’Amérique du Sud. Une baisse des températures de l’eau au cours du prochain mois ou des deux prochains mois signalerait l’apparition d’un épisode La Niña, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les conditions météorologiques dans différentes régions, y compris les Prairies canadiennes.

Jusqu’ici, les modèles météorologiques informatiques laissent croire que les possibilités d’un épisode La Niña sont grandes, selon Bruce Burnett, directeur du service de météorologie et d’analyse des marchés à la Commission canadienne du blé (CCB).

« Les modèles indiquent que nous connaîtrons de nouveau des conditions associées à La Niña cet hiver », affirme M. Burnett.

Si cette prévision s’avère exacte, ce sera le deuxième hiver consécutif influencé par La Niña.

« Pour parler en termes généraux, cela pourrait vouloir dire un autre hiver froid et neigeux », avance M. Burnett.

La Niña (terme espagnol qui signifie « petite fille ») est le nom donné au phénomène dans le cadre duquel les eaux de l’océan Pacifique Est et Centre deviennent plus froides que la normale. La Niña est le phénomène inverse d’El Niño (« petit garçon »), où les températures de l’eau augmentent. Ces deux événements modifient la trajectoire du courant‑jet, ce qui peut influencer les régimes météorologiques à l’échelle mondiale.

Cela s’est produit l’année dernière et il en a résulté des températures inférieures à la normale et des chutes de neige supérieures à la moyenne (des conditions hivernales habituellement associées à La Niña) dans de nombreuses régions de l’Ouest canadien.

La Niña a duré anormalement longtemps, du milieu de 2010 à la fin du printemps 2011. Certains lui attribuent les pluies printanières abondantes qui ont causé des inondations dans certaines parties des Prairies.

La perspective d’un autre hiver influencé par La Niña fait craindre à certains la possibilité de nouvelles inondations en 2012.

Cependant, M. Burnett mentionne que les sols dans l’Ouest canadien sont beaucoup plus secs cet automne qu’ils ne l’étaient il y a un an, ce qui devrait réduire le risque d’inondations printanières l’année prochaine. Cela dit, les sols au Manitoba et dans l’est de la Saskatchewan renferment toujours une grande quantité d’humidité souterraine et ne peuvent absorber beaucoup de précipitations, avertit M. Burnett.

« Si jamais d’importantes quantités de neige tombaient dans ces régions, il y aurait un risque d’inondation à l’approche du printemps. »

M. Burnett souligne qu’il est encore trop tôt pour dire si La Niña se produira ou non. Les prévisionnistes auront une meilleure idée d’ici novembre, une fois qu’ils auront obtenu les résultats des derniers modèles informatiques.

Bien sûr, les modèles pourraient se tromper et il se peut que La Niña ne se produise pas du tout, mentionne M. Burnett.

« Les prévisions météorologiques sont loin d’être une science exacte. »

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2. Vidéo : Tendances agroalimentaires

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3. Les producteurs de bœuf déploient des efforts soutenus afin d’accroître les exportations

Les producteurs de bovins du Canada déploient des efforts acharnés pour percer des marchés d’exportation ailleurs qu’aux États‑Unis.

Le Canada exporte 50 % de sa production totale de bœuf, mais 80 % de ces exportations continuent d’être expédiées au sud de la frontière, indique Fred Hays, analyste des politiques de l’association Alberta Beef Producers. Dans ce contexte, même de légères variations des tendances de production, de consommation et d’exportation aux États‑Unis continuent d’avoir une incidence marquée sur le marché canadien.

M. Hays souligne les rapports récents du département de l’Agriculture des États‑Unis (USDA), d’après lesquels la production de bœuf devrait augmenter d’un peu moins de 0,5 % en raison principalement du nombre accru de vaches envoyées à l’abattage à cause des conditions de sécheresse dans les Plaines du Sud.

Les producteurs doivent comprendre la dynamique qu’entraîne la diminution exceptionnelle du cheptel de vaches aux États‑Unis ces dernières années. Le nombre de vaches en moins est supérieur au nombre de têtes qui constituent l’ensemble du cheptel canadien.

« C’est un signal qui dit aux naisseurs du Canada de garder des génisses afin de reconstituer le cheptel national » pour pouvoir répondre à la demande dans l’avenir.

Les prévisions d’importation de bœuf des États‑Unis ont été abaissées pour 2011 et 2012 en raison de la forte demande de bœuf de pays importateurs concurrents comme le Japon, le Mexique et la Corée du Sud. Parallèlement, les prévisions d’exportation de bœuf des États‑Unis ont été revues à la hausse.

Ces prévisions s’appuient sur la vigueur soutenue de la demande dans ces pays pour des coupes de choix, qui devrait favoriser la croissance. M. Hays explique qu’il est profitable d’exporter des coupes de choix et que ceci incitera les producteurs à combler ce marché.

M. Hays indique que les projections concernant l’utilisation nationale aux États‑Unis pour 2012 ont été abaissées de deux pour cent parce que la faiblesse de l’économie devrait entraîner une diminution de la consommation de bœuf par personne. Et pourtant, il y a encore une énorme demande de bœuf haché par rapport à la demande de coupes de choix.

« Les gens continuent d’aller manger au restaurant, mais ils choisissent d’aller dans des restaurants‑minute », dit‑il.

Au chapitre des prix, l’USDA prévoit que les prix demeureront à la hausse pour le reste de 2011 et pendant toute l’année 2012. Même en tenant compte des prévisions de taux de change, M. Hays note que le prix des bouvillons aux États‑Unis devrait se situer à 120 $ canadiens ou plus par 100 livres, fret à bord.

Comme la demande devrait demeurer solide jusqu’en 2012, M. Hays croit que les chiffres sont de bon augure pour les prix intérieurs des bovins gras et des bovins d’engraissement canadiens pour 2012.

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4. Les producteurs de pommes de terre de l'île du Prince Édouard surveillent les conditions météorologiques

Tandis que la récolte des pommes de terre à l’île du Prince‑Édouard est effectuée à presque 50 %, les conditions météorologiques sont au centre des préoccupations des producteurs.

Au cours des deux premières semaines d’octobre, les producteurs de l’île ont dû faire face à pratiquement toutes les conditions météorologiques : vent, pluie, grêle, soleil, gel et neige mouillée. Pour des producteurs comme Bertha Campbell, ces conditions ont ralenti considérablement la récolte.

Mme Campbell et son mari Vernon exploitent une ferme de 600 acres dans la partie centrale de la province. Au cours de la première semaine d’octobre, dit l’agricultrice, il y a eu une seule journée où ils ont pu se rendre au champ. En plus des pommes de terre, ils ont aussi du maïs et du soja à récolter, « mais il a été impossible jusqu’à maintenant d’amorcer la récolte de ces cultures », constate Mme Campbell.

Greg Donald, directeur général de l’Office de commercialisation des pommes de terre de la province, estime que la récolte des 85 000 acres ensemencés à l’échelle provinciale est presque à moitié terminée. Il affirme que l’état d’avancement varie d’un producteur à l’autre.

« Évidemment, certains sont très avancés, alors que d’autres ont à peine commencé, dit M. Donald. Si nous bénéficions de quelques belles journées ensoleillées consécutives, cela nous aidera énormément. »

Toutefois, il est peu probable que cet espoir se concrétise. En effet, les perspectives à long terme annoncent de la pluie tous les jours au moins jusqu’à la fin de semaine. D’ordinaire, la récolte des pommes de terre à l’Île commence la dernière semaine de septembre et les producteurs ont pour objectif d’avoir terminé avant l’Halloween pour éviter le risque de forte gelée.

Selon M. Donald, il y a lieu d’être « modérément optimiste » quant aux prix et aux marchés. Même si la production en Amérique du Nord est en hausse de cinq pour cent, il indique que cela ne devrait pas avoir d’incidence majeure sur les prix sur le marché frais étant donné que l’essentiel du surplus de pommes de terre est destiné à la transformation. De plus, la hausse de la production a été enregistrée principalement au sud de la frontière. En fait, note‑t‑il, la production canadienne devrait être en baisse de presque deux pour cent.

La majorité des régions du pays, y compris l’île du Prince‑Édouard, ont connu un début de saison froid et humide, et on prévoit que les rendements seront en baisse dans de nombreuses régions.

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5. Services en ligne offerts aux producteurs agricoles du Manitoba

Les producteurs agricoles du Manitoba pourront bientôt avoir accès à des programmes et à des services agricoles provinciaux à partir de leur ordinateur.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement du Manitoba a lancé AccessManitoba, un programme en ligne destiné à aider les petites entreprises et les petits entrepreneurs à « s’établir, à avoir accès à des services et à offrir un meilleur service à la clientèle », indique Peter Bjornson, ministre de l’Entreprenariat, de la Formation professionnelle et du Commerce.

Pour le moment, le programme aide les producteurs à présenter leur candidature pour s’inscrire à des programmes d’apprentissage. Mais à partir du début décembre, il sera élargi de manière à englober 12 autres secteurs, dont ceux du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba (MAAIRM).

La province a annoncé ce nouveau programme pendant la Semaine des petites entreprises, qui se déroule du 16 au 22 octobre.

À l’heure actuelle, les producteurs du Manitoba peuvent consulter en ligne de l’information sur les pesticides, des rapports de surveillance des ravageurs des cultures et des données météorologiques fournies par la province. Doug Chorney, président de Keystone Agricultural Producers (KAP), l’association agricole générale du Manitoba, se dit curieux de voir quels renseignements supplémentaires les producteurs tireront de ce nouveau service.

« Les outils qui ont été mis à notre disposition jusqu’ici sont efficaces, pratiques et largement acceptés », note M. Chorney, qui exerce l’agriculture près de Selkirk, au Manitoba.

Le MAAIRM offre actuellement des services aux agriculteurs par le truchement d’un réseau de bureaux locaux et de centres de services régionaux. Grâce à AccessManitoba, l’information sera accessible encore plus facilement et le temps d’attente des clients diminuera, affirme un porte‑parole provincial.

« Ce programme permettra aux clients de créer et de gérer leur profil d’entreprise individuel, ce qui leur permettra de garantir l’exactitude de l’information, de demander des renseignements supplémentaires sur les services et, ultérieurement, de présenter des demandes de services variés », ajoute le porte‑parole.

« Les clients pourront se rendre à n’importe quel bureau, discuter avec un agent et avoir accès au statut de leur dossier. »

La province a aussi dévoilé un nouveau programme en ligne intitulé Programmes et services pour les entreprises. Elle le présente comme un répertoire Web bilingue renfermant de l’information sur les programmes et services destinés aux entreprises, ainsi que sur les permis et licences obligatoires pour exercer certaines activités commerciales.

« Le fait d’offrir l’accès aux services au moyen d’un guichet unique permettra d’uniformiser les liens entre le public et le gouvernement tout en garantissant que le personnel des points de service dispose des outils et de l’information nécessaires pour mieux répondre au public », déclare M. Bjornson.

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6. Une étude révèle que les adeptes de l’agriculture de précision sont de plus en plus nombreux

Une nouvelle étude indique qu’un nombre croissant de céréaliculteurs de l’Ouest canadien adoptent des méthodes d’agriculture de précision.

Blacksheep Strategy, une firme de recherche spécialisée dans la stratégie de marque, a interrogé 300 producteurs des Prairies l’été dernier. Tous les participants exploitaient au moins 2 000 acres cultivés et ont parlé des pratiques d’agriculture de précision qu’ils emploient à leur ferme, ainsi que de leurs plans pour l’avenir.

L’agriculture de précision englobe un vaste éventail de technologies, dont des systèmes de guidage manuel par GPS, des dispositifs de réglage automatique de la rampe, l’échantillonnage de sol géoréférencé et divers systèmes de cartographie des champs.

« Il est stupéfiant de constater le nombre d’agriculteurs qui sont réellement désireux d’adopter ces pratiques, lance Joanna Karman, l’une des chercheuses principales de l’étude. Une grande tendance est en train de se dessiner et certaines de ces technologies pourraient être largement répandues d’ici cinq ans. »

L’une des conclusions de l’étude est que l’âge et le niveau d’éducation des producteurs agricoles ne sont pas des facteurs de l’adoption de nouvelles technologies.

« Chose certaine, les gros producteurs incarnent cette tendance plus que tous les autres, mais il ressort que le facteur de l’âge influe très peu sur la volonté d’adopter ces technologies à la ferme », ajoute Mme Karman.

La majorité des producteurs envisagent des techniques d’agriculture de précision pour réduire leurs coûts d’exploitation et accroître leur rentabilité. Un plus petit pourcentage souhaite les adopter par souci d’économie de temps et pour des raisons pratiques.

En réponse à la question « Pourquoi l’agriculture de précision vous intéresse‑t‑elle? » (plus d’une réponse était acceptée), 41 % des répondants ont indiqué que la possibilité d’économiser de l’argent, de réduire les coûts et de diminuer les intrants était leur principale raison.

Voici d’autres résultats :
‑ Rentabilité (accroître les bénéfices) : 16 % des répondants
‑ Gains d’efficience et de productivité et économies de temps : 14 % des répondants
‑ Précision (réduction du chevauchement et obtention de rangs bien droits) : 12 % des répondants
‑ Intérêt pour les nouvelles technologies : 11 % des répondants
‑ Amélioration des rendements et de la qualité des cultures : 10 % des répondants
‑ Souplesse, commodité et réduction de la fatigue : 9 % des répondants
‑ Raisons environnementales : 2 % des répondants

On a demandé aux producteurs d’indiquer quelle technique d’agriculture de précision se révèle la plus utile pour leur exploitation. La conduite automatisée se classe au premier rang, suivie de la technologie des taux variables et des dispositifs de réglage automatique de la rampe.

Une question portait aussi sur la connaissance des techniques et des pratiques d’agriculture de précision chez les détaillants d’intrants de culture.

« Certains détaillants n’ont pas obtenu une très bonne note, dit Mme Karman. D’autres ont beaucoup mieux répondu, mais ce constat (nous indique) que certains détaillants ne sont peut-être pas aussi prêts que les agriculteurs pour l’agriculture de précision. »

Enfin, l’un des producteurs interrogés a affirmé que l’agriculture de précision simplifie sa vie. « Conduite automatique, cartographie des mauvaises herbes... la technologie accomplit l’essentiel du travail. »

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7. Analyse du marché - Mise à jour sur le marché de l’orge fourragère

Sur la scène internationale, les prix mondiaux de l’orge fourragère, qui ont perdu 30 $ US la tonne au cours des 10 derniers jours sous l’effet des transactions avec l’Arabie saoudite, se situent maintenant aux environs de 280 $ à 285 $ US la tonne. Suivant cet élan, le prix de l’orge dans la région de la mer Noire se situe maintenant autour de 240 $ à 250 $ US la tonne, fret à bord.

Le rythme des expéditions d’orge n’a pas été assez rapide ces deux derniers mois (un vaste programme d’exportation de blé était en place dans la région de la mer Noire), de sorte que le prix de l’orge dans la région de la mer Noire est passé de 250 $ US la tonne, fret à bord, à 290 $ la tonne. Mais le temps a fait son œuvre.

L’Arabie saoudite a besoin chaque mois d’environ 600 000 tonnes d’orge fourragère importée de toutes les origines, mais des indicateurs nous rappellent constamment que les États de l’ex‑Union soviétique ne vivent pas une pénurie de céréales cette année, comme en témoigne leur présence constante sur le marché d’exportation.

Le marché indique que la Commission canadienne du blé (CCB) a tenté de négocier la vente de l’équivalent de 1 150 wagons porte‑rails par appel d’offres, mais a échoué à cette tâche.

Maintenant que le prix mondial a chuté par rapport aux indications du marché intérieur, la chance ou la possibilité que la CCB exporte de l’orge fourragère dans l’immédiat semble faible.

La CCB n’ayant pas su profiter de ce débouché à l’exportation, elle est devenue plus présente sur le marché intérieur, vraisemblablement pour disposer des positions qui étaient au départ destinées à des ventes à l’étranger, ce qui a eu pour effet de faire fléchir le prix sur le marché intérieur de 5 $ à 8 $ la tonne. L’ensemble du marché intérieur suit une tendance correctrice.

PFCanada s’est abstenue de recommander la vente au comptant d’orge fourragère de la récolte 2011 jusqu’ici cette année. Et pour être honnête, je ne perçois toujours aucune urgence réelle à effectuer des ventes.

La bonne qualité de la récolte, et le fait qu’une proportion accrue possède les caractéristiques recherchées par les malteries, ont rendu les agriculteurs réticents à vendre de l’orge en tant qu’orge fourragère. En outre, les utilisateurs d’aliments pour animaux cherchent tous à constituer des réserves pour l’hiver, les agriculteurs étaient jusqu’à récemment occupés aux champs et non pas à vendre leur récolte, les réserves de blé fourrager sont aussi maigres et les drêches sèches de distillerie avec solubles en provenance des États-Unis n’arrivent pas à se frayer un chemin sur le marché.

Les prix sur le marché au comptant à Lethbridge se situent actuellement dans la région de 210 $ à 215 $ la tonne pour l’orge fourragère, ce qui constitue tout de même une hausse par rapport à 190 $ plus tôt cet automne. La vigueur des prix devrait se maintenir à court terme, mais les prix de l’orge approchaient du point où l’orge pourrait être remplacée par du blé de qualité moyenne à basse.

Le bilan de l’offre et de la demande d’orge canadienne sera serré cette année si l’on en croit l’estimation de Statistique Canada concernant la production d’orge au Canada pour 2011, de seulement 7,898 millions de tonnes.

Offre et demande dorge canadienne 
(en milliers de tonnes)    
                              20092010   20102011   20112012
Offre
Stocks de report                2 843       2 583       1 441
Production                      9 517       7 605       7 898
Offre totale                   12 402      10 231       9 339
 
Demande
Orge fourragère intérieure      7 284       6 408       6 500
Aliments et autres              1 198       1 135       1 140
Exportations totales dorge     1 337       1 247       1 000
Demande totale                  9 819       8 790       8 640
 
Stocks                          2 583       1 441         699

Donc, si l’on en croit cette estimation de la production, la question est de savoir ce qu’entraînera la transition possible vers un marché complètement libre de l’orge l’année prochaine et le fait que le prix de l’orge est relativement peu élevé par rapport à celui du maïs. Il y a de nombreux facteurs possibles en jeu.

Toutefois, nous ne pouvons nous abstenir de vendre indéfiniment – pas si notre stratégie consiste à répartir les ventes tout au long de la campagne de vente plutôt que d’attendre l’occasion unique de tout vendre à un prix optimal. Mais comme je l’ai dit, je n’ai toujours pas l’impression que les producteurs doivent s’empresser de vendre leur orge fourragère.

Je sais que des débouchés sont susceptibles de se présenter à l’avenir et il ne semble y avoir vraiment aucun empressement de vendre de l’orge fourragère aujourd’hui. Mais d’un point de vue historique, sachant que les prix pour livraison différée atteignent jusqu’à 4 $ à 4,50 $ dans de nombreuses régions de la Saskatchewan, et se situent vers la limite supérieure de cette fourchette ou mieux dans le Sud de l’Alberta et au Manitoba, j’en viens à me demander quel prix j’attends avant d’entreprendre des ventes.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l’information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204‑654‑4290 ou se rendre à l’adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu’il offre.

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