Les gagnantes du prix Rosemary-Davis de FAC pour 2010
Bette Jean Crews – productrice de cultures et en horticulture, chef de file dans l’industrie, enseignante et bénévole – Trenton (Ontario)
Bette Jean Crews est copropriétaire d’une ferme familiale de 800 acres qui produit des pommes, des céréales, du maïs et des fraises et vend des produits agricoles frais au bord du chemin. Elle est impliquée dans tous les aspects de la gestion quotidienne et la planification à long terme de l’entreprise familiale. Mme Crews se dévoue également aux causes agricoles et de sa communauté, de là son implication au sein d’entités agricoles ontariennes et canadiennes.
Mme Crews en est à son deuxième mandat en tant que présidente de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario. Elle est également fière de faire partie des fondateurs du projet OnTrace. Ce projet créé en 2006 par le gouvernement provincial, a pour but d’offrir à l’industrie agricole et agroalimentaire des systèmes de traçabilité intégrés, souples et abordables.
De plus, Mme Crews est membre du Comité exécutif de la Fédération canadienne de l’agriculture, elle est coprésidente du Comité de la salubrité des aliments de la Fédération canadienne de l’agriculture, elle est membre de la Coalition canadienne filière alimentaire pour la salubrité des aliments et du groupe d’assurance Co-operators. Elle a également été membre de plusieurs conseils et comités, tels que ceux du Conseil de l’adaptation agricole, de la Ontario Rural Child Care Task Force, du Ontario Agricultural Management Institute et du Ontario Farm Women’s Network.
Mme Crews a contribué à la création d’une coalition d’entreprises agricoles qui se sont penchées sur les crises auxquelles font face les secteurs agricoles de l’Ontario. Le besoin de stabiliser et de supporter l’agriculture de l’Ontario est la motivation première de cette coalition. Le concept d’une stratégie alimentaire nationale a été rendu possible en grande partie grâce à l’implication directe de Mme Crews dans plusieurs enjeux agricoles importants. Une stratégie alimentaire nationale a été adoptée par la Fédération canadienne de l’agriculture et est maintenant à l’étude afin d’être développée et adoptée par toutes les provinces.
« Depuis plusieurs années, il a beaucoup été question de l’élaboration d’une politique agroalimentaire nationale, et le moment est maintenant propice pour rassembler tous les intervenants afin de trouver une solution à cet enjeu important », constate-t-elle.
Malgré son horaire chargé, Mme Crews réussit à trouver le temps de faire part de ses expériences aux élèves d’écoles secondaires et aux étudiants des universités de Guelph et de Toronto.
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Gay Hahn – productrice laitière, chef de file dans l’industrie laitière, éducatrice, bénévole – Burnaby (Colombie-Britannique)
Gay Hahn gère l’exploitation laitière Avalon Dairy depuis 29 ans. En 1999, elle a commencé à vendre des produits biologiques menant ainsi l’industrie laitière de la Colombie-Britannique à un tout autre niveau. Avalon Dairy est devenue la première exploitation laitière biologique de la Colombie-Britannique.
Au fil des ans, Mme Hahn s’est beaucoup investie dans l’industrie agricole de la Colombie-Britannique. Elle a occupé le poste de présidente de plusieurs associations locales, provinciales et nationales, notamment la Avalon Dairy Heritage Society, le Conseil des RH du secteur de la transformation des aliments du Canada, la BC Dairy Foundation, le BC Dairy Council et la BC Food Processors Association. Elle a également siégé à divers conseils et comités, tels que l’Office de mise en marché du lait de la Colombie-Britannique, le comité consultatif sur les transports, le comité de travail sur la matière grasse, l’Investment Agriculture Foundation of British Columbia, la Pacific Agriculture Certification Society et les Certified Organic Associations of BC.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que Mme Hahn est reconnue pour ses efforts. Elle est également fière lauréate du prix Ralph J. Barichello, de la Médaille du jubilé de la reine Élizabeth II et du prix City of Vancouver Heritage.
« J’aimerais que l’agriculture devienne un nom familier et que tous les Canadiens et Canadiennes choisissent la viande, les fruits et les légumes frais produits localement. Cela permettrait aux agriculteurs de tirer un plus grand profit de leurs efforts », de dire Mme Hahn.
De plus, elle trouve le temps de transmettre ses connaissances aux enfants. Mme Hahn fait des présentations aux élèves dans le cadre du programme Agriculture dans la classe et organise des visites d’Avalon Farms pour montrer aux enfants comment le lait est produit.
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Jeannie van Dyk – productrice de lait et de cultures, bénévole, mentor, enseignante – Noel Shore (Nouvelle-Écosse)
Jeannie van Dyk est copropriétaire avec son mari John McLellan d’une exploitation de 90 vaches et de 415 acres consacrés à la culture du fourrage et du maïs. Elle est également une partenaire avec ses frères Peter et Charles dans les van Dyk Blueberry Enterprises, une exploitation de bleuets nains qui comprend une terre à bleuets de 600 acres et une terre forestière de 400 acres.
Pendant cinq ans, Mme van Dyk a été spécialiste en production porcine au ministère de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse. Elle fut la première femme à s’occuper du travail de vulgarisation au sein de la direction des animaux d’élevage.
En 2007, elle est devenue la première femme présidente de la Farmers Cooperative Dairy, une réalisation dont elle est très fière.
« Je crois que le succès n’arrive pas par magie. On doit le poursuivre et vraiment s’y mettre pour y parvenir. Je me considère privilégiée d’œuvrer en agriculture à l’heure actuelle. C’est certes une industrie complexe, mais il n’y a aucun domaine dans lequel j’aimerais mieux travailler. Comme les préférences alimentaires du public évoluent, de même que son opinion sur la façon dont les aliments sont produits, nous sommes confrontés à de nouveaux défis », dit-elle.
Mme van Dyk croit également à l’apprentissage continu. D’une part, elle aime travailler avec les jeunes et apprendre de leurs expériences. D’autre part, elle leur transmet ses connaissances, notamment comme leader des 4 H, à titre d’enseignante de l’étude exploratoire de l’agriculture à l’école intermédiaire et d’un cours sur la production porcine au Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse et, au même collège, comme professeure invitée sur des sujets tels que les communautés rurales, la transformation agricole locale et la réussite en agriculture. Mme van Dyk aime travailler avec les jeunes et les encourage à poursuivre leurs rêves en agriculture.
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Margaret Rempel – productrice de porcs et de cultures, bénévole, chef de file dans l’industrie du porc et sa communauté – Ste-Anne (Manitoba)
Margaret Rempel est agricultrice depuis 32 ans. Aujourd’hui, elle gère et exploite Rempelco Acres, une ferme mixte composée d’une exploitation de naissage-engraissement comptant 500 truies et de 1 600 acres de terres cultivées. Elle cultive le blé, l’orge, le maïs, le soja, le canola, l’avoine et la luzerne.
Mme Rempel participe activement à la communauté agricole du Manitoba. Elle a été présidente de la Banque de céréales vivrières du Canada et du Manitoba Biodiesel Council.
Mme Rempel a également siégé à divers conseils et comités, notamment les Groupes de consultations sectorielles sur le commerce extérieur, l’Institut canadien des politiques agroalimentaires, les Keystone Agricultural Producers, le Conseil d’adaptation rurale du Manitoba Inc., le Manitoba Pork Council et la Bethesda Hospital Foundation à Steinbach. Au fil des ans, elle a aussi été un leader des cercles 4-H à l’échelle locale, du Conseil de district et du Conseil régional.
Mme Rempel est fière lauréate d’une demi-douzaine de prix remis aux dix meilleurs producteurs agricoles du Manitoba ainsi que du Swine Stewardship Award pour ses pratiques agricoles innovatrices et son engagement envers les services communautaires. En 2009, les Loewen et Steinbach Community Foundations lui ont décerné le prix de philanthrope de l’année.
« Je ne suis qu’une voix parmi d’autres qui essaie de rappeler à la société l’importance des producteurs d’aliments primaires et de la production d’aliments salubres et fiables », explique-t-elle.
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Marie Gosselin – serricultrice, femme d’affaires, agronome, visionnaire – Portneuf, Québec
Marie Gosselin a fait son entrée aux Serres du Saint-Laurent il y a 20 ans et en est devenue la présidente-directrice générale en 2008. À la tête de la plus grande entreprise serricole du Québec, elle a grandement contribué à sa croissance. L’entreprise est spécialisée dans la production de tomates de serre dont la marque Savoura qui détient actuellement plus de 55 p. 100 des parts de marchés de la vente de tomates au Québec. L’entreprise génère un chiffre d’affaires de 30 millions $ et emploie 250 employés répartis sur cinq sites. Les serres couvrent une superficie de 18 hectares, soit l’équivalent de 35 terrains de football! En 2007, Mme Gosselin a été l’instigatrice d’un nouveau complexe de serres qui est chauffé au moyen de biogaz émanant d’un site d’enfouissement, une première au Québec. L’entreprise a développé une expertise unique en ayant recours à l’éclairage artificiel. « Des producteurs viennent de partout dans le monde pour voir ça », mentionne Mme Gosselin.
Mme Gosselin est impliquée dans plusieurs conseils d’administration et est très active au sein du milieu serricole étant vice-présidente du Syndicat des producteurs en serres du Québec (UPA) et directrice de l’Association québécoise de la distribution des fruits et légumes. Elle s’implique également au sein de la Dispute Resolution Commission, un organisme international qui assure le commerce des fruits et légumes entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.
En 1994, elle a remporté le prix de la jeune personnalité d’affaires du Québec métro et en 2005, l’Association canadienne d’agri-marketing et le Salon de l’Agriculture lui ont remis le prix Cérès, personnalité agri-marketing de l’année.
« Ma vision a toujours été de développer un nom et une marque de commerce qui sont synonymes de qualité et de fiabilité pour nos produits agricoles. Cela passe inévitablement par le travail d’équipe qui est essentiel pour moi. Cela fait notre force et c’est valorisé, » dit-elle.


